All-Ireland 2018

samedi 1 septembre 2018

Finale du All-Ireland 2018: le preview

La Sam Maguire Cup, objet de tout les désirs 

Nous y voilà! 

J-1 avant le sommet de la saison.

Équivalent de la finale de la Ligue des champions au soccer ou du superbowl de foot US, la finale du All Ireland de football gaélique reste un must absolu, LE grand moment du sport irlandais, et de loin.




Dublin et Tyrone ont donc gagné le droit de se disputer la prestigieuse Sam Maguire Cup, à l'issu d'une saison qui aura vu l'inauguration du "super 8" (phase de groupes supplantant les traditionnels quarts de finale à élimination directe.
Autre nouveauté, la finale qui se disputait habituellement le troisième dimanche de septembre a été avancée au premier, et aurait même dû se tenir fin aout, avant d'etre décalée d'une semaine en raison de la visite papale à Dublin la semaine passée.

Dublin et Tyrone sont deux valeurs sures et deux cadors du circuit de cette décennie, mais leurs palmarès récent n'ont rien de commun.
D'un côté, le champion en titre dublinois en quête d'un quatrième sacre consécutif, et qui rêve de rejoindre sur l'olympe du gaélique le grand Kerry (1929-1932 et 1978-1981) et Wexford (1915-1918), les deux seuls comtés à avoir réussi cette passe de quatre mythique.
De l'autre, Tyrone et son inamovible manager à casquette, le renard Mickey Harte, soixante six ans (coach à la plus grande longévité puisque il est en poste depuis la saison 2003), qui retrouve la grande finale pour la première fois depuis 2008. Les red hands avaient cette année là, et à l'identique de leur parcours en 2018, chuté d'entrée face à Down en Ulster, réalisant dans la foulée le sans fautes dans les méandres des qualifs pour retrouver et battre Kerry en finale.

Les deux camps se sont déjà affrontés en finale du All-Ireland en 1995, pour une victoire controversée des dubs (avec Jim Gavin comme joueur) qui priva à l'époque Tyrone d'une première Sam Maguire Cup historique, et le comté à la main rouge devra attendre huit ans avant de pouvoir enfin soulever le calice géant.
Ce titre de 1995 restera d'ailleurs le dernier des dubs avant une traversée du désert longue de seize années jusqu'au sacre de 2011.

Mickey Harte 

Une finale et une opposition de styles incarnée par deux coachs de référence. L'emblématique Harte donc, côté Tyrone, maître tacticien incontestable, et dont l'une des vertus principales est la faculté à improviser et à surprendre. Maintes fois contesté depuis quelques saisons, et ce pas plus tard qu'il y à un an pour la dernière fois (après une sévère défaite en demis face à Dublin), Harte brave la tempête et maintien le cap depuis près de seize ans.

Jim Gavin

De l'autre, l'insatiable Jim Gavin, collectionneur de trophées boulimique (vainqueur de 15 des 17 compétitions disputées par son équipe), qui a su capitaliser sur une génération dorée et la mener au firmament de ce sport. Car si Pat Gilroy fut l'homme qui rendit à Dublin sa stature en 2011, Gavin est lui parvenu à insuffler cette état d'esprit conquérant et ce mental indestructible qui ont fait la force des boys in blue lors des dernières finales remportées à chaque fois par une marge infime et dans les derniers instants, face à Kerry en 2015 puis face à Mayo en 2016 et 2017. Une révolution dans un comté qui n'a jamais manqué de talents durant son histoire, mais qui se caractérisait régulièrement par sa faiblesse psychologique dans les grands rendez vous.

Tyrone a certes perdu sa super star Sean Cavanagh, qui a mis fin à sa carrière inter-comté en 2017, mais peut compter sur un groupe jeune et dont la grande force est l'interchangeabilité des éléments.
Comme dit plus haut, la faculté à improviser et à s'adapter aux événements est l'une des forces de cette équipe, faculté se conjuguant à une discipline absolue et à la fidélité à un plan de jeu dans lequel chacun connait son, ou ses rôles sur le bout des doigts.
La grande constante tactique caractérisant Tyrone est la mise en place de ce double sweeper dans les phases de jeu sans ballon, devant le ligne de full backs ou (et) en soutien des milieux def, dissuadant au maximum les prises de tirs rapides de l'adversaire. Un système dont le grand horloger et le garant absolu est Colm Cavanagh, auteur à 34 ans de la plus belle saison de se carrière.
Les rouges et blancs sont clairement cette année les plus à même de perturber la machine dublinoise et s'affichent comme la meilleure équipe du pays en contre-attaque. Tyrone avait d'ailleurs quasiment fait jeu égal avec le champion sortant lors de leur rencontre comptant pour la première journée du super 8, le but de James McCarthy en début de seconde période s'avérant décisif (0-14/1-14).

Ciaran Kilkenny (Dublin), favori au titre de meilleur joueur 2018


Mais les dubs font figure de machine de guerre, et Gavin peut compter sur un groupe dans lequel tout les postes sont quasiment doublés à égal valeur.
Les mobilettes McCaffrey, Howard et Fenton, le tourbillon Scully, le tank McCarthy, Rock l'artilleur, Mannion, Kilkenny, la liste est sans fin.
Cette capacité à accélérer au bon moment et à trouver la profondeur en partant parfois de très loin pour débloquer une situation délicate, est l'atout majeur de Dublin, comme ce fut le cas face à Galway en demi avec l'éclair de McCaffrey.
Dublin c'est aussi la patience, le jeu de passe sûr et précis pour attendre l'ouverture et planter la banderille mortelle. Toujours en maitrise totale du rythme et dans la gestion méticuleuse des efforts.

Les dubs sont évidemment les grandissimes favoris de  cette 131ème finale de championship, mais comme lors de leurs trois derniers titres, la marge finale ne devrait pas être si grande et mentalement, Tyrone n'est pas Mayo, loin s'en faut.
D'autre part, comme souvent dans le football gaélique moderne, les prestations des deux gardiens seront décisives, et plus encore par leurs kick outs, décidant souvent de la possession au milieu, que par leur activité sur la ligne.

Niall Morgan (Tyrone)

Avec Cluxton (Dublin) et Morgan (Tyrone), on tient d'ailleurs probablement, et c'est tout sauf un hasard, les deux meilleurs du pays à ce poste, avec peut être un léger avantage à ce dernier sur les 2-3 dernières saisons.

Rendez vous dimanche à 16h30 dans le Colisée dublinois pour quoi qu'il en soit, un morceau d'histoire.




Leurs cinq derniers affrontement en championship:


2018: Tyrone - Dublin 0-14/1-14 (Super 8, phase de groupes)
2017: Dublin - Tyrone 2-17/0-11 (1/2 finale All Ireland)
2011: Dublin - Tyrone 0-22/0-15 (1/4 finale All Ireland)
2010: Dublin - Tyrone 1-15/0-13 (1/4 finale All Ireland)
2008: Tyrone - Dublin 3-14/1-08 (1/4 finale All Ireland)

Leurs parcours respectifs jusqu'en finale:


Dublin


Championnat du Leinster

v Wicklow 4-25/1-11 (1/4 de finale)
v Longford 2-25/0-12 (1/2 finale)
v Laois 1-25/0-10 ( finale)

Super 8 (Premiers du groupe 2)

v Donegal 2-15/0-16
v Tyrone 1-14/0-14
v Roscommon 4-24/2-16

Demis-finale

v Galway 1-24/2-12


Tyrone


Championnat d'Ulster

v Monaghan 1-16/1-18 (1/4 de finale)

Qualifications (Barrages)

v Meath 2-14/0-19 a.p (1er tour)
v Carlow 3-14/1-10 (2e tour)
v Cavan 0-18/1-12 (3e tour)
v Cork 3-20/0-13 (4e tour)

Super 8 (2ème du groupe 2)

v Roscommon 4-24/ 2-12
v Dublin 0-14/1-14
v Donegal 2-17/1-13

Demis-finale

v Monaghan 1-13/0-15




À savoir


* La dernière victoire de Tyrone face à Dublin, toutes compétitions confondues, remonte au 16 mars 2013 lors de la National Football League (0-18/1-14)

* Dublin a gagné ses matchs cette saison avec une marge moyenne de 13 points, pour une moyenne offensive de 2-22 en sept matchs. Tyrone affiche lui 2-16 de moyenne offensive en neuf rencontres.

* Tyrone a disputé cinq finales de All Ireland et en a remporté trois (2003, 2005 et 2008), pour deux défaites en 1986 et 1995.

* Mickey Harte dirigera Tyrone pour la dix-neuvième fois contre Dublin (League et Championship confondus). Son bilan est de 9 défaites pour Six victoires et 3 nuls.

* La dernière défaite de Dublin dans une finale de All-Ireland date de 1994 (face à Down). Depuis, les joueurs de la capitale ont remporté leurs six duels au sommet (face à Tyrone en 1995, Kerry en 2011 et 2015 et Mayo en 2013, 2016 et 2017).


La météo (exercice périlleux...mais "The Gaelic Football Club aime se mouiller)


Temps sec annoncé sur la capitale irlandaise, probablement nuageux avec d'éventuelles averses prévues pour la fin d'après midi ou le début de soirée.

vendredi 10 août 2018

Spéciale EuroGaélique 2018-Lorient



La deuxième édition du Gaelic Euro se tiendra cette fin de semaine à Lorient dans le cadre du festival inter-celtique.
Cinq sélections tenteront de succéder au palmarès à la Bretagne (chez les garçons) et à la Belgique (chez les filles), sacrées à Düsseldorf en aout 2017.

La Bretagne, championne d'Europe 2017 (crédit: Daniel Thiem)

Côté masculin, le tenant du titre breton évoluera cette année à domicile, et après avoir été décrocher le trophée face aux Pays-Bas l'année dernière, les gwenn ha du auront à coeur de bien figurer devant leur public.

La sélection nationale française effectuera elle sa première sortie officielle depuis mars 2017, et le déplacement en Galice.
Un test grandeur nature à un an des World Games, l'objectif majeur de l'équipe de coach Kowarski.

Les galiciens, habitués des déplacements estivaux en Bretagne, seront également de la partie, et restent de redoutables clients sur un format tournoi/journée, car même si ils s'étaient nettement inclinés sur 70 minutes lors du test match de La Corogne, il faut se souvenir que les hommes de coach "Jano" n'avaient cédés que pour deux petits points face aux bleus lors des derniers world games avant de remporter le Shield contre San Francisco.

L'Allemagne, présente aux derniers World Games 2016 et organisatrice du premier euro l'an passé, ne peut compter que sur un petit noyau de joueurs natifs et voyagera relativement léger cette année. Mais même si la manschaft sera complétée par des éléments extérieurs, le fait de présenter une sélection doit être salué et vu comme une nouvelle étape dans le développement des sports gaéliques outre Rhin.

Enfin, cette compétition sera également l'occasion de voir à l'oeuvre la dernière née des sélections régionales avec la participation de la toute nouvelle équipe de Gascogne (ou South West United), rassemblant des éléments des clubs bordelais, toulousains et niortais.

Chez les filles, la compétition devrait être très ouverte. Les Galiciennes et les Françaises n'avaient pas pu se départager lors de leur dernière confrontation à La Corogne et seront les deux favorites de ce tournoi, même si les Bretonnes, qui joueront sur leurs terres, feront figure d'outsider.
Là aussi, les World Games 2019 seront dans la ligne de mire.


Le programme complet de la journée:


Tournoi féminin



Tournoi masculin


                                                       Les effectifs 

                                           

 Bretagne:


 





Féminines:

Charlotte Besson (Vannes); Maude Loquais (Vannes), Adèle Dannoot (Vannes), Stéphanie Crozet (Paris/Rennes); Célia Firmin (Rennes), Lisa Hamon (Rennes), Elena Benoist (Rennes); Sarah Bowman (Nantes), Julie Jezegou (Brest); Manon Mauvais (Nantes), Flore Ménard (Lorient); Melinda Aguilar (Vannes), Morgane LeBoulc'h (Rennes), Marine Herbert (Nantes)

Hommes:

Jean Jacques Chesnais (Rennes); Jean Thomelin (Liffré), Sylvain Roinard (Quimper), Martial Chesnais (Rennes); Camille Dreillard (Nantes), Yoann Dissez (Rennes), Ronan Hervé (Lorient); Antoine Durmann (Vannes), Arnaud Vitrai (Nantes), Romain Balanant (Rennes); Charles Antoine Josso (Lorient), Nicolas Gouin (Nantes); Ludovic Lumineau (Guérande), Damien Le Clec'h (Guérande).

 

 

France:

Page Facebook: Sélection France GAA

                                                                



Féminines:

Léa Viret (Paris), Estelle Roche (Rennes); Samantha Delorme (Paris), Julia Le Coq (Rennes), Pauline Paracchini (Clermont); Claire Bonnal (Rennes), Flora Duquesne (Rennes), Claire Vigier (Paris); Angélique Lechevallier (Nantes), Marion Le Couls (Rennes), Camille Auguste (Rennes); Lydie Fageon (Clermont), Julie Coquelle (Rennes), Marianne Siloret (Rennes)

Hommes:

Jean Tisserand (Paris); Yoann Kersuzan (Liffré), Joris Besson (Clermont), Pol Ewen Rault (Nantes); Baptiste Lezin (Bordeaux), Léo Blanchamps (Paris), Gwenole Leost (Rennes), Mickaël Bonnet (Clermont); Lilian Hirigoyen (Paris), Guillaume Bontemps (Clermont); Antoine Botrel (Liffré), P Guéret, Nathanael Liné (Rennes)




 Galice:


Page Facebook: Seleccion Galega de Futbol Gaelico







Féminines:

Leticia Zapata Medina (Fillas de Breogan); Lucia Mella Montouto (Estrela Vermelha), Anxela Maria Estévez Salguero (Estrela Vermelha), Paula Paz Abelleira (Fillas de Breogan), Lorena Pereiro Taboada (Herdeiras de Dhais); Sonia Sobral Redondo (Fillas de Breogan), Laura Paz Abelleira (Fillas de Breogan), Carme Reboreda Fernandez (Pontevedra FG); Alba Rodriguez Fernandez (Auriense), Maria Garcia Fernandez (Fillas de Breogan), Nazaret Touceiro Peón (Herdeiras de Dhais); Laura Nercellas Garcia (Herdeiras de Dhais), Uxia Castro Fondo (Estrela Vermelha), Vanessa Calviño Garcia (Estrela Vermelha)

Hommes:

José A. Barbeito "Mancu" (Irmandinhos A Estrada); Julián Otero Pérez (Fillos de Breogan), Brais Prieto Moure (Estrela Vermelha), Jacobo Dorrio Dacuña (Auriense), Sergio Salgado Rey (Irmandinhos); Pablo Bermejo Garcia (Estrela), David Fuentes Tercero "Kanario" (Irmandinhos), Pablo Fraiz Neira (Irmandinhos); Daniel Santalla Silva (Herdeiros de Dhais), Alejandro Costoya Bello (Estrela), Adriano Quiroga Castiñeira (Estrela); Iago Couso Pazo (Estrela), Rubén Leborán Carballeiro (Estrela), Victor Santos Hernando (Fillos)



Gascogne:


Page FacebookLigue du Sud Ouest de football gaélique





Hommes:

Grégory Garrault (Niort); Damien Benay (Niort), Nicolas Tissier (Bordeaux), Romain Faranda (Toulouse); Jean-Noël Prouteau (Niort), Yohan Groizeleau (Bordeaux); Pierre Lemasle (Niort), Thomas Silva (Toulouse); Guillaume Gouffrant (Bordeaux), Nicolas Belani (Bordeaux), Christophe Ferré (Bordeaux); François Philippe (Niort), Joël J (Toulouse)

 

Allemagne (en attente)

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