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dimanche 7 août 2016

GAA World Games 2016 (3) - l'Allemagne

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L'Allemagne connait à l'instar de la France, qu'elle affrontera d'entrée en match de poule mardi matin, un vrai développement dans la pratique et la création de clubs. Des deux côtés du Rhin, les communautés d'expats irlandais ont largement contribué à introduire les sports gaéliques mais les allemands semblent se prendre au jeu et le nombre de non-irlandais est en constante progression.
De plus en plus de grandes villes comptent désormais leur équipe, Berlin, Munich, Hambourg, Darmstadt, Dusseldorf ou Augsburg et pour la première fois une sélection s'apprête à participer aux World Games. Même si son vécu est bien moindre que celui de l'équipe de France, l'Allemagne voudra se placer au mieux sur la nouvelle carte du foot gaélique mondial.

Le capitaine de la Gälisch manschaft, Robert Henneberg nous dévoile le paysage du football gaélique dans son pays.

  

GFC: Bonjour Robert, comment as tu découvert le football gaélique et qu'est ce qui t'a attiré dans ce sport?
RH: J'ai découvert ce sport en apprenant la langue gaélique. Pour ce qui est de l'attirance pour le football je dirais que j'aime beaucoup la combinaison de tactique et d'adresse et le fait que ce sport soit également ultra complet physiquement.
GFC: Depuis quand les sports gaéliques sont t-ils implantés en Allemagne?
RH: Je dirais que cela doit faire une quinzaine d'années mais la plupart des clubs ont été crées au cours des deux dernières années et on constate vraiment une forte expension ces derniers temps.
GFC : Les expats irlandais sont t-ils à l'origine de la création de clubs et de la pratique et quelle est la proportion d'Allemands dans les clubs?
RH: La plupart des pratiquants sont irlandais oui mais la proportion d'Allemands et même de joueurs de toutes origines est en progression constante.
GFC: Selon toi, qu'est ce qui pourrait changer dans l'attitude la GAA vis à vis du développement des sports gaéliques dans les pays ou la pratique est récente?
RH: Les structures et l'organisation locale pourraient probablement bénéficer de plus de soutien afin de supporter la charge de travail en nette augmentation avec le plus grand nombre de clubs.
GFC: Il s'agira de la première participation d'une sélection allemande à des World Games, quels seront vos objectifs?
RH: C'est raccord avec l'actu, je dirais que nous allons participer avec un authentique esprit olympique, nous sommes gonflés à bloc et vraiment excités d'être présents. Nous allons nous défoncer et l'apetit vient en mangeant alors on verra bien au match le match.
GFC: L'équipe a t-elle un surnom et avez vous un cri de guerre avant et (ou) après les matchs?
RH: ah...pour ça on encore un peu trop "neufs", on aura notre premier vrai entrainement en tant que sélection lundi et nous n'avons jamais disputé de rencontre jusqu'à présent.


Le groupe Allemand

Robert Henneberg (Berlin, 26 ans) 
Lorenz Häusl (Augsburg, 29 ans) 
Andreas Magerle (Autrichien du club de Vienna Gaels, 38 ans)
Daniel Winter (Düsseldorf, 28 ans) 
Sascha Kornmann (Düsseldorf, 32 ans) 
Malte Lampart (Berlin, 29 ans) 
Marc Heitzmann (Berlin, 32 ans) 
Markus Lutz (Augsburg, 26 ans) 
Thierry Gross (Augsburg, 23 ans) 
Tobias Horn (Augsburg, 24 ans) 
Simon Däubler (Augsburg, 28 ans) 
Daniel Vienken (Munich, 32 ans) 
Johannes Wruck (Munich, 21 ans)

*L'allemagne est placée dans le groupe B avec la France, San Francisco, Oman et Pekin. 

Site officiel: http://www.german gaa.de

GAA World Games 2016 (2) - focus sur l'Argentine

Après le calendrier, je vous propose un voyage étonnant et inédit qui nous emmènera de l'Argentine à l'Allemagne en passant par San Francisco, l'Afrique du sud et Oman. Vous y découvrirez les noms des participants et les entretiens accordés par le défenseur argentin Andrés Castello ou encore Robert Henneberg, le joueur de Berlin GAA.

On débute ce tour du monde avec l'Argentine placée dans le groupe A en compagnie de la sélection européenne, du Canada, de Chicago et de la sélection du Moyen Orient.
Champions du monde en titre, les sud américains débarquent à Dublin avec la ferme intention de conserver le trophée acquis l'an passé à Abu Dhabi.

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ARGENTINE

 Le groupe

CARTLEDGE Esteban 
CASTELLO Andrés 
COCINA Ramiro Alejandro 
CONNERY Michael Gerrard 
DAELS Lucas Cayetano 
DEVEREUX Bernardo Andrés                           

KRUSZEWSKI Alexander 
LÓPEZ SOLER Gastón 
LÓPEZ SOLER Martin 
RUIZ CUGAT Lucas Gonzalo 
ROBLEDO Luciano 
WADE Juan Patricio 
 VARIER Lucas

* Il est à noter que tout ces joueurs évoluent dans le même club, le Hurling Club de Buenos Aires.

Remerciements appuyés  à Andrés qui nous a en prime accordé un entretien ou sont évoqués sa passion pour le jeu, le développement des sports gaéliques dans son pays ainsi que les ambitions argentines pour les prochains World Games.

Bonjour Andrés, à titre individuel comment es tu venu à ce sport?
L'emblême du Huring Club de Buenos Aires
Je jouais au rugby depuis l'âge de 5 ans au Hurling Club, un club qui comme son nom l'indique a de fortes racines irlandaises. Lorsque j'ai arrêté de jouer au rugby, des anciens co-équipiers sont venus me demander de les rejoindre car un petit groupe essayait de remettre sur pied une section de sports gaéliques (football et hurling), ça s'est passé come ça.

Depuis quand les sports gaéliques existent-t-ils en Argentine?
Le Hurling Club fut fondé au tounant du 20ème siècle par des immigrants irlandais dans le but de pratiquer les sports gaéliques. Mais pendant la 1ère guerre mondiale, il est devenu pratiquement impossible d'importer des hurleys (les crosses) et la pratique s'est arrêtée d'elle même, le club s'est ensuite "recyclé" en se spécialisant dans la pratique du hockey sur gazon et du rugby.
En 2009, à l'occasion d'une opération promotionnelle, les GAA All-Stars sont venus à Buenos Aires pour une exhibition, ce qui a marqué une véritable renaissance pour les sports irlandais en Argentine.
Une renaissance se traduisant par un tournoi de hurling disputé à Galway en 2013 puis l'an dernier avec notre participation aux premier World Games à Abu Dhabi, cette fois en football.

Existe-t-il d'autres clubs pratiquant ces sports dans le pays?
Avec le titre de champion du monde remporté en 2015, on a commencé à entendre parler de ce jeu. Et il faut savoir que nous essayons également de créer une école irlandaise en parallèle, mais pour l'instant le Hurling Club est le seul a exister et nous nous retrouvons donc une fois par semaine pour jouer...contre nous mêmes.

Le expatriés irlandais sont t-ils majoritaires au sein de votre club, ou bien sont-ce les Argentins qui sont à l'initiative? 
Une grande majorité de joueurs sont Argentins, ayant pour certains de lointaines origines irlandaises. Pas mal de joueurs locaux de rugby ou de hockey se sont mis à pratiquer le foot gaélique comme second sport durant la trève estivale, certains nous rejoignant définitivement. Egalement, certains expats irlandais, présents dans le pays pour peu de temps et pour raisons professionnelles, nous rejoignent pour quelques mois.

Y a-t-il d'autres projets de créations de clubs en Amérique latine à ta connaissance?
A vrai dire, je n'en sais pas grand chose, nous avons eu des contacts avec des écoles irlandaises au Chili mais à ce jour ça n'a débouché sur rien de concret.

Selon toi, qu'est ce qui devrait changer dans l'attitude de la GAA vis à vis du développement international des sports gaéliques (hors des habituelles places fortes des expats irlandais)?
La clé de tout c'est évidemment d'ammener des jeunes à la pratique de notre sport, plus quelqu'un prend de l'âge et plus il est formaté par la pratique d'autres sports, alors peut être faudrait t-il favoriser la pratique dés les jeunes années en collaboration avec certaines écoles (irlandaises notamment), et c'est notre projet ici.

Le titre de champion du monde remporté en 2015 a-t-il provoqué l'intérêt de certains médias argentins?
Oui, nous avons éveillé la curiosité de pas mal de médias suite à cet évènement mais malheureusement, avec le temps, l'intérêt ne s'est pas confirmé suffisamment.

Pour finir, Quelles sont vos ambitions dans ces championnats du monde et penses tu que le niveau général sera plus élevé que lors de l'édition 2015?
Nous sommes conscients que le tournoi sera encore plus compliqué qu'à Abu Dhabi, pas seulement parce que le nombre d'équipes sera plus important, mais aussi parce que nous ne bénéficierons plus de l'effet de surprise. En tant que tenant du titre, nous serons évidemment une cible privilégiée pour toutes les équipes.